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Hématologie

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Transfusion dans les greffes de cellules souches hématopoïétiques Volume 16, numéro 1, janvier-février 2010

Auteurs
Établissement français du sang Aquitaine-Limousin, Bordeaux, Université de Bordeaux

La dernière décennie a été marquée par une augmentation importante du nombre de greffes à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale et par des progrès considérables au niveau de la médecine transfusionnelle. Le support transfusionnel chez les patients greffés incite toutefois à considérer des facteurs qui dépendent à la fois du patient (degré d’immunosuppression et d’allo-immunisation), du couple receveur/donneur de cellules souches hématopoïétiques (statut vis-à-vis du cytomégalovirus, phénotype ABO RH KELL) et du type de greffon utilisé. Il impose le respect et la poursuite des consignes immuno-hématologiques strictes - telles que le phénotype ABO RH KELL - même à distance de la greffe. Une majoration des besoins transfusionnels est la règle durant cette période. Mais le délai d’exposition des patients aux produits sanguins en période prégreffe joue aussi un rôle non négligeable. Nous envisageons, en particulier, les conséquences de l’incompatibilité ABO, celles liées à la prévention inadéquate de l’infection à cytomégalovirus et les implications multiples liées au non-respect des consignes transfusionnelles en postgreffe et responsables d’une altération du pronostic des patients. L’optimisation de la prise en charge des patients greffés suppose donc l’utilisation de produits sanguins labiles et de greffons répondant à un ensemble de critères de qualification et de transformation spécifiques.