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Hématologie

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Traitements anticoagulants chez le sujet âgé : des spécificités à ne pas méconnaître Volume 15, numéro 3, mai-juin 2009

Auteurs
Université Paris-Descartes, Inserm U765, Paris, Laboratoire d’hématologie, Hôpital Charles Foix, Ivry-sur-Seine, Unité de gériatrie aiguë, Hôpital Charles Foix, Ivry-sur-Seine

Étant donné l’allongement de la durée de la vie, la prescription d’anticoagulants hépariniques et d’antivitamines K touche un nombre croissant de patients âgés de plus de 75 ans. Les comorbidités stables, dont l’insuffisance rénale chronique, les pathologies intercurrentes aiguës, la polymédication compliquent l’utilisation des anticoagulants chez ces patients fragiles à haut risque hémorragique et thrombotique. Les données de la littérature sur le rapport bénéfice/risque dans cette population étaient jusque récemment peu nombreuses, voire inexistantes. Néanmoins, ces dernières années, plusieurs études pharmacocliniques, des études de cohorte quelques essais cliniques ont été publiés ou sont en cours concernant l’utilisation chez les patients très âgés des héparines de bas poids moléculaire, du fondaparinux à dose prophylactique ou curative, et enfin des antivitamines K. Il existe des spécificités pour le choix, le maniement et la surveillance des anticoagulants qu’il convient de ne pas méconnaître pour éviter les surdosages et limiter le risque hémorragique dont les conséquences sont dramatiques, voire fatales, dans cette tranche d’âge. Les nouveaux anticoagulants par voie orale, avec une marge thérapeutique plus large, sont attendus avec un grand intérêt.