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Hématologie

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Résistances à l’imatinib mésylate par mutation BCR-ABL au cours de la leucémie myéloïde chronique. Quelle stratégie adopter ? Volume 13, numéro 6, Novembre-Décembre 2007

Auteurs
Service d’hématologie clinique, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon, Service d’hématologie clinique, Hôpital Huriez, Lille

L’imatinib mésylate (IM) a profondément modifié les principes de traitement et de surveillance de la leucémie myéloïde chronique (LMC). L’enthousiasme initial est actuellement tempéré par l’apparition de résistances primaires (rares) ou secondaires à ce traitement ciblé. Peu à peu, différents mécanismes de résistance ont été identifiés au premier rang desquels l’apparition de mutations dans la chaîne peptidique du domaine kinase d’ABL responsable de phénotypes de résistance variables allant de l’insensibilité totale (ex : mutation T315I) à la persistance d’une sensibilité partielle à l’IM (ex : mutation M244V). Les mutations peuvent être associées à d’autres mécanismes de résistance qui restent parfois inconnus. Certaines de ces mutations sont une alarme et doivent être considérées comme un marqueur de progression au même titre qu’une évolution clonale. L’avènement d’inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) de 2 e et de 3 e génération représente dans une majorité de cas une solution efficace à la résistance à l’IM (avec ou sans mutation). Cependant, la vigilance reste de mise car ni l’IM ni ces nouveaux ITK n’éradiquent la maladie. La détection permanente de cellules résiduelles BCR-ABL+ laisse envisager la possibilité d’émergence de résistances ultérieures et rend nécessaire la poursuite d’une surveillance rigoureuse.