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Hématologie

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Reconstitution lymphocytaire après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques périphériques Volume 24, numéro 1, Janvier-Février 2018

Tableaux

Auteurs
1 Service d’hématologie clinique, hôpital Saint-Antoine, AP-HP, Paris, France
2 Sorbonne université, UPMC Univ Paris 06, Inserm, centre de recherche Saint-Antoine (CRSA), Paris, France
* Tirés à part

La reconstitution lymphocytaire T après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH) est un élément essentiel dans le succès de cette procédure. Le thymus joue un rôle central après allo-CSH dans la régénération d’un large répertoire lymphocytaire T. Le thymus est très sensible aux nombreuses agressions survenant lors de l’allo-CSH : conditionnement, corticostéroïdes, infections et réaction du greffon contre l’hôte. Si une réparation endogène du thymus existe, celle-ci est souvent sous-optimale et retardée, rendant nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour accélérer la régénération thymique. Les modèles murins ont permis d’identifier de nombreuses stratégies thérapeutiques prometteuses, et certaines font déjà l’objet d’un développement clinique, telles que l’interleukine 7, l’inhibition des hormones sexuelles stéroïdiennes, le facteur de croissance des kératinocytes ou encore l’hormone de croissance.