John Libbey Eurotext

Hématologie

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Présentation des résumés du CHO Volume 7, numéro 5, Septembre - Octobre 2001

Auteur
  • Page(s) : 337-9
  • Année de parution : 2001

Introduction : Le huitième congrès du CHO (Club Hématopoïèse et Oncogenèse) s'est déroulé du 7 au 10 octobre, à la presqu'île de Giens-Hyères. Les axes du congrès se sont développés autour des voies de signalisation normales et pathologiques impliquées dans les processus de survie, de prolifération et de différenciation cellulaire. Ce congrès a mis en évidence les nombreuses interférences fonctionnelles entre les domaines de la signalisation moléculaire, de la biologie cellulaire, du cancer, des maladies et des thérapies. Ainsi les pathologies liées à des altérations des voies de transduction ont beaucoup apporté à la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans les cascades de signalisation intracellulaire. Les mutations du récepteur à activité Tyr-kinase RET (récepteur pour des facteurs neurotrophiques) sont à l'origine des polyendocrinopathies héréditaires (MEN 2A et 2B), de la maladie de Hirschsprung et de carcinomes thyroïdiens (Marc Billaud, billaud@univ-lyon1.fr). Une corrélation existe entre la nature de la mutation et le phénotype de la maladie permettant de dissocier les mécanismes moléculaires liés à chacune des pathologies. Des mutations « gain de fonction » du récepteur KIT sont reliées aux différentes formes de mastocytoses systémiques (Patrice Dubreuil, dubreuil@marseille.inserm.fr.). L'étude de ces mutations conduisant à une activation constitutive du KIT a confirmé le rôle des voies p38 MAPK et AKT en aval de ce récepteur. Le pendant de ces études est l'identification de l'inhibiteur de Tyr-kinases STI 571 comme inhibiteur possible du KIT muté dans son domaine juxtamembranaire, ouvrant certaines perspectives thérapeutiques (Bachy et al.). Le STI 571 inhibe aussi l'activité kinase de la protéine oncogénique BCR-ABL dans les leucémies myéloïdes chroniques. Cependant l'échappement thérapeutique rapide au STI lié à l'émergence de cellules résistantes a suscité l'étude des mécanismes moléculaires à l'origine de cette résistance. Plusieurs mécanismes seraient impliqués comme l'amplification génique de BCR-ABL, des mutations ponctuelles dans le domaine kinase ou dans le site de liaison à l'ATP de BCR-ABL et l'activation du système MDR (multi drug resistance gene) (François-Xavier Mahon, francois-xavier.mahon@umr5540.u-bordeaux2.fr).