John Libbey Eurotext

Hématologie

MENU

Physiopathologie, classification et traitement des lymphomes cutanés Volume 11, numéro 5, Octobre 2005

Auteur
Service de dermatologie, Hôpital Henri-Mondor, AP-HP, INSERM U659, Université Paris 12, Faculté de Médecine, 94010 Créteil

Les lymphomes cutanés sont des lymphomes débutant et prédominant au niveau de la peau. Ils représentent par ordre de fréquence le deuxième site de lymphomes extra-nodaux, après les lymphomes digestifs. Les lymphomes cutanés constituent un groupe hétérogène d’entités présentant des tableaux cliniques, histologiques, immunohistologiques et évolutifs très variés. La classification EORTC des lymphomes cutanés était jusque-là la plus utilisée en Europe. Une classification de consensus commune WHO-EORTC pour les lymphomes cutanés a été récemment publiée. Les lymphomes T représentent 75 à 80 % des lymphomes cutanés. Le mycosis fongoïde et ses variantes, et les lymphoproliférations CD30+, sont les plus fréquents et ont une évolution indolente, contrastant avec quelques entités très rares de lymphomes T cutanés très agressifs. Le syndrome de Sézary a un pronostic intermédiaire. Les lymphomes B représentent 20 à 25 % des lymphomes cutanés. Ils ont également le plus souvent un pronostic favorable, mais l’évolution plus péjorative des lymphomes de type jambe doit être connue. Dans tous les cas, une confrontation clinicohistologique et un bilan d’extension complet doivent permettre de proposer les options thérapeutiques les plus adaptées, en évitant les traitements inutilement agressifs dans les formes de bon pronostic.