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Hématologie

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Méthylation dans les hémopathies malignes : techniques et perspectives Volume 18, numéro 2, Mars-Avril 2012

Auteurs
Service d’hématologie clinique, Centre hospitalier universitaire Côte-de-Nacre 14033 Caen Cedex, France, Université de Caen Basse-Normandie, Laboratoire de biologie clinique et oncologique, Centre François-Baclesse 3, avenue général Harris 14076 Caen Cedex 5, Groupe régional d’études sur le cancer (GRECAN), Université de Caen Basse-Normandie, Centre François-Baclesse

Les modifications épigénétiques modulent l’expression des gènes sans altération de la séquence d’ADN. Deux mécanismes fondamentaux participent à cette régulation : la méthylation de l’ADN au niveau des cytosines des dinucléotides CpG, et les modifications des histones. À l’échelle d’une cellule, le transcriptome dépend en partie des processus de méthylation. Celle des îlots CpG, notamment lorsqu’elle intervient au niveau des promoteurs de gènes suppresseurs de tumeurs, inhibe leur transcription. Les techniques d’analyse de la méthylation des CpG sont basées principalement sur l’étude de la méthylation après modification chimique de l’ADN par le bisulfite de sodium. Certaines de ces techniques sont sensibles, spécifiques et applicables à l’étude de la méthylation dans les hémopathies malignes. Des profils de méthylation variables d’une hémopathie à l’autre, et au sein d’une même hémopathie, ont ainsi été découverts, et font entrevoir d’importantes applications en termes de dépistage, de pronostic et de traitement.