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Hématologie

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Lymphomes diffus à grandes cellules B Volume 22, numéro 2, Mars-Avril 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Centre Henri-Becquerel, rue d’Amiens, Rouen.
2 DES d’hématologie, service d’hématologie clinique et thérapie cellulaire, hôpital Saint-Antoine, 182 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris

Les lymphomes diffus à grandes cellules B (LDGCB) représentent environ 40 % des lymphomes non hodgkiniens et sont ainsi les plus fréquents des lymphomes agressifs. En 2012, l’incidence des LDGCB était de 4 096 nouveaux cas par an en France. Il est bien reconnu aujourd’hui qu’il n’y a pas un seul et unique LDGCB, mais que les affections ainsi désignées constituent un groupe hétérogène de tumeurs. L’avènement des nouvelles techniques de biologie moléculaire a permis de mieux comprendre les origines génétiques des différents sous-types de LDGCB. Le choix du traitement dépend de l’âge du patient et du score pronostique international prognostic index (IPI). Il repose sur l’association de rituximab et de cyclophosphamide-doxorubicine-vincristine-prednisone (CHOP). L’objectif du traitement est l’obtention d’une réponse complète métabolique, évaluée par TEP-FDG. Malgré les nombreuses avancées thérapeutiques réalisées ces dernières années, 30 à 50 % des patients rechutent après une première ligne d’immunochimiothérapie. La stratégie thérapeutique à la première rechute est une immunochimiothérapie suivie d’une intensification thérapeutique avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques chez les patients éligibles en cas de réponse. Un très grand nombre de nouvelles molécules ont vu le jour grâce à la meilleure compréhension de la physiopathologie des LDGCB et pourraient venir modifier les stratégies thérapeutiques dans les prochaines années.