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Hématologie

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Les événements indésirables hématologiques liés à l’immunité avec les inhibiteurs de checkpoint immunitaire, une revue complète comme base de guide de pratique clinique Volume 24, numéro 2, Mars-Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Service de médecine interne et immunologie clinique, hôpital Bicêtre, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Le Kremlin-Bicêtre, France
2 Département des innovations thérapeutiques et essais précoces, institut Gustave Roussy, université Paris-Saclay, Villejuif, France
3 Département d’hématologie, institut Gustave Roussy, université Paris-Saclay, Villejuif, France
4 Unité de pharmacovigilance, institut Gustave Roussy, université Paris-Saclay, Villejuif, France
5 Service de médecine interne, hôpital de la Timone, Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, Marseille, France
6 Service de médecine interne, centre de référence des cytopénies auto-immunes de l’adulte, hôpital Henri-Mondor, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, université Paris-Est Créteil, Créteil, France
7 Inserm, U1184, Immunology of Viral Infections and Autoimmune Diseases, Le Kremlin-Bicêtre, France
8 CEA, DSV/iMETI, Idmit, F-92265 Fontenay-aux-Roses, France
* Tirés à part

Les inhibiteurs de checkpoints immunitaires sont de nouveaux agents utilisés en hémato-oncologie pour le traitement des mélanomes, des cancers du poumon, du rein ou de la vessie, ou du lymphome de Hodgkin. La tolérance des inhibiteurs de checkpoints immunitaires est globalement meilleure que la chimiothérapie ; les principaux effets indésirables sont d’ordre auto-immun ou inflammatoire. Ces effets indésirables touchent principalement la peau, les glandes endocrines, le tube digestif, le foie, les poumons ou le cœur, mais tous les organes peuvent théoriquement être touchés. Aussi, bien qu’il rarement atteint – dans moins de 1 % des cas –, le système hématopoïétique n’est pas épargné. Les effets indésirables hématologiques sont très variés. Il peut s’agir de cytopénies immunologiques (thrombopénies immunologiques, anémies hémolytiques auto-immunes, neutropénies, pancytopénies avec aplasie médullaire ou érythroblastopénies), mais également d’hyperéosinophilies ou de syndromes d’activation macrophagique. La sévérité de ces effets secondaires est également très variable : les hyperéosinophilies sont asymptomatiques, alors que les aplasies médullaires, les neutropénies ou les syndromes d’activation macrophagique sont sévères. Après une synthèse sur la description des effets indésirables hématologiques induits par les inhibiteurs de checkpoint immunitaires, cette revue proposera un guide de gestion en pratique clinique.