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Hématologie

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Lénograstime (rHuG-CSF glycosylé) ou filgrastime (r-metHuG-CSF) : un choix difficile ? Volume 3, numéro 6, Novembre-Décembre 1997

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  • Page(s) : 560-4
  • Année de parution : 1998

L'utilisation des facteurs de croissance hématopoïétiques en onco-hématologie a récemment fait l'objet de recommandations de la part de la Société américaine d'oncologie clinique [1] et de la Conférence de consensus européenne [2]. Deux objectifs doivent guider la prescription : améliorer la qualité de vie des malades et augmenter leur survie. L'association des facteurs de croissance hématopoïétiques granulocytaires (rHuG-CSF) aux traitements par chimiothérapie à dose conventionnelle permet d'augmenter la dose-intensité des protocoles thérapeutiques, réduit la durée de la neutropénie chimio-induite, réduit le nombre d'épisodes infectieux dans certaines situations mais peu d'études ont pu démontrer une différence de survie significative. La réduction des coûts de traitement reste contestée et varie selon les paramètres médico-économiques pris en compte. De fait, il semble que la prescription prophylactique d'un rHuG-CSF ne soit justifiée que si le risque de neutropénie fébrile est important (> 40 % ou épisode infectieux lors des cycles précédents). La question du choix d'un rHuG-CSF donné peut apparaître alors secondaire. En revanche, l'utilisation des facteurs de croissance granulocytaire a facilité le développement des traitements basés sur l'intensification thérapeutique (pour revue [3, 4]). L'efficacité de l'intensification thérapeutique avec ré-infusion de cellules hématopoïétiques autologues (autogreffe) a été démontrée dans certaines situations cliniques comme les lymphomes agressifs en rechute, le myélome multiple du sujet jeune et le cancer du sein par exemple. Les techniques de mobilisation des cellules souches hématopoïétiques dans le sang (CSP) par rHuG-CSF, associé ou non à la chimiothérapie ont permis d'optimiser la procédure et de la rendre plus sûre. C'est dans cette indication que la question du choix du produit présentant la meilleure efficacité au meilleur coût mérite d'être posée. Les éléments de réponse sont pour l'heure fragmentaires en l'absence d'études comparatives médico-économiques.