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Hématologie

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Diagnostic et gestion des effets secondaires pleuropulmonaires des inhibiteurs de tyrosine kinase Recommandations du Groupe français pour la leucémie myéloïde chronique Volume 24, numéro 2, Mars-Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire d’hématologie et EA7283, CHU d’Estaing, Clermont-Ferrand, France
2 Service d’hématologie clinique, institut Paoli Calmettes, Marseille, France
3 Service d’hématologie clinique, CHU Claude Huriez, Lille, France
4 Service d’hématologie clinique, CH Annecy Genevois, Pringy, France
5 Service d’hématologie clinique, institut Bergonié, Bordeaux, France
6 Service d’hématologie clinique, CHU Côte de Nacre, Caen, France
7 Service d’hématologie clinique, CHU l’Archet, Nice, France
8 Institut Bergonié, 33000 Bordeaux, France
9 Service d’hématologie clinique, centre Léon Bérard, Lyon, France
10 Service d’hématologie clinique, hôpital Saint-Louis, Paris, France
11 Service d’hématologie et d’oncologie, centre hospitalier de Versailles, Le Chesnay, France
12 Service d’hématologie clinique, CHU Mondor, Créteil, France
13 Service de pneumologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France
14 Institut Paoli Calmettes, Marseille, France
15 Service de pneumologie et soins intensifs thoraciques, Le Kremlin-Bicêtre, France
16 Service de pneumologie, CHU l’Archet, Nice, France
* Tirés à part

Les complications pleuropulmonaires des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) doivent être connues des hématologues et relèvent d’une prise en charge conjointe avec une équipe de pneumologues référents. Les épanchements pleuraux sont de loin les plus fréquents, et ils ne mettent pas en jeu le pronostic vital. Ils doivent être reconnus devant tout patient présentant des signes respiratoires apparus sous dasatinib ou, moins fréquemment, sous bosutinib. À l’inverse, les pneumopathies médicamenteuses aux ITK et l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), principalement décrite avec le dasatinib, sont rares mais doivent faire l’objet d’une prise en charge spécialisée. Cela est impératif en cas d’HTAP, qui peut mettre rapidement en jeu le pronostic vital. Une suspicion diagnostique doit faire adresser en urgence le patient dans un centre de référence. Enfin, les complications pleuropulmonaires peuvent être associées entre elles, ce qui souligne l’importance du bilan étiologique initial. L’arrêt de l’ITK potentiellement responsable est le plus souvent proposé, les modalités de reprise étant dépendantes de la ou des étiologies identifiées.