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Déficit en fer et grossesse : retentissement sur le nouveau-né Volume 5, numéro 3, Mai - Juin 1999

Auteurs

Le déficit en fer au cours de la grossesse concerne une grande partie des femmes dans les pays en développement (38 à 88 % selon les pays) et atteint encore 18 % des femmes dans les pays industrialisés. Des apports insuffisants, liés à des régimes pauvres en fer biodisponible sont responsables d’une carence préexistant à la grossesse. Les modifications métaboliques (mobilisation des réserves, augmentation de l’absorption), ne permettent pas toujours de répondre à l’accroissement des besoins. Le problème du retentissement de ce déficit sur le conceptus fait encore l’objet de controverses. De nombreux arguments, dont la mesure de la ferritine érythrocytaire, montrent néanmoins que le niveau des réserves du nouveau-né est influencé par le statut martial maternel. L’apport de fer exogène est nécessaire pour prévenir à la fois les anémies de la grossesse et celles du nourrissson. Dans les pays industrialisés, cette supplémentation doit couvrir le troisième trimestre de la grossesse, période où les besoins sont majeurs. Dans les pays en développement, elle devra être initiée plus précocement, car les femmes débutent leur grossesse avec des réserves faibles, voire inexistantes.