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Hématologie

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Association entre thrombophilies héréditaires et pertes fœtales : état des lieux 2005 Volume 12, numéro 3, Juin 2006

Auteurs
Laboratoire d’hématologie, groupe hospitalo-universitaire Caremeau, place du Pr Robert Debré, 30029 Nîmes Cedex 9, Consultation multidisciplinaire de médecine vasculaire, Département de gynécologie obstétrique, centre hospitalier universitaire, groupe hospitalo-universitaire Caremeau, Nîmes, Laboratoire d’hématologie, UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, EA 2992, université de Montpellier 1

Le lien reliant les prédispositions biologiques à la maladie thromboembolique veineuse, que nous baptiserons thrombophilies biologiques, et le risque de fausse couche spontané, a été long à envisager. La crédibilité de cette association repose sur plusieurs apports : les modèles murins montrant le rôle de la protéine C dans la physiologie placentaire et le succès de la grossesse ; les données humaines montrant la bascule circulation vitelline – circulation ombilico-placentaire durant la 8 e et la 9 e semaine d’aménorrhée (SA) ; enfin les méta-analyses des données épidémiologiques reliant les polymorphismes génétiques favorisant la thrombose, comme le facteur V Leiden ou la prothrombine 20210G>A, aux fausses couches isolées ou répétitives ; pour finir, les essais thérapeutiques confortant progressivement l’utilisation des héparines de bas poids moléculaires en prophylaxie secondaire. Cependant, l’association entre facteurs de risque biologique et fausses couches spontanées doit encore être précisée : d’une part en fonction du type et du moment de survenue de la fausse couche, d’autre part selon le type de thrombophilie et les cofacteurs potentialisant ces thrombophilies biologiques.