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Environnement, Risques & Santé

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État de la qualité de l’air dans les logements français Volume 6, numéro 4, Juillet-Août 2007

Auteurs
Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), 84, avenue Jean Jaurès, 77447 Champs-sur-Marne cedex 02, Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), 253, avenue du général Leclerc, 94700 Maisons-Alfort
  • Mots-clés : allergènes, composés chimiques organiques, logement, monoxyde de carbone, pollution de l’air ambiant
  • DOI : 10.1684/ers.2007.0096
  • Page(s) : 259-69
  • Année de parution : 2007

L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), créé par les ministères en charge de la Construction, de la Santé et de l’Écologie, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’Agence nationale de l’habitat (Anah), a mené une première campagne nationale sur la qualité de l’air dans les logements en France. Au total, 567 logements tirés au sort (1 612 individus enquêtés), représentatifs de la situation des 24 millions de résidences principales en France continentale métropolitaine, ont été observés sur la période 2003-2005. Première référence disponible sur la pollution dans le parc de logements français, cette photographie est ciblée sur une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques. Les premiers résultats témoignent qu’il existe à l’intérieur des logements une pollution spécifique due à la présence de certains polluants que l’on ne retrouve pas à l’extérieur ou présents en concentrations plus importantes qu’au dehors. La majorité des polluants sont observés dans l’ensemble des logements du parc, reflétant la présence des multiples sources de pollution intérieure (matériaux, équipements, mobilier, produits ménagers, activité humaine, environnement extérieur, etc.) et des conditions de ventilation. La répartition de la pollution n’est cependant pas homogène. La répartition des logements en fonction des concentrations de polluants est le plus souvent très dissymétrique, avec des logements présentant des valeurs nettement plus élevées que les concentrations médianes observées dans le parc. Près d’un logement sur dix présente des concentrations très élevées pour plusieurs composés organiques volatils (COV) simultanément ; à l’inverse 45 % des logements ont des niveaux de concentrations très faibles pour l’ensemble de ces composés. L’air des garages attenants aux logements et communiquant avec ceux-ci est plus pollué que celui des logements. Enfin, parmi les allergènes de chat, de chien et d’acariens, ce sont les allergènes d’acariens qui sont les plus fréquents.