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Isolement du virus West Nile au Maroc


Virologie. Volume 1, Numéro 3, 248-9, Mai - Juin 1997, Cas-image


Résumé  

Auteur(s) : M. El Harrack, B. Le Guenno, P. Gounon, Biopharma, BP 4569, Rabat, Maroc.

Résumé : Durant l'été 1996, une pathologie inhabituelle chez des chevaux de la zone littorale atlantique au nord-ouest du Maroc était rapportée aux services vétérinaires. Elle se caractérisait par une paralysie ascendante des membres postérieurs évoluant vers la mort dans 40 % des cas ou vers un rétablissement lent mais sans séquelles pour le reste des animaux. L'histopathologie orientait vers une infection virale du système nerveux ; cependant, les investigations de laboratoire permettaient d'éliminer rapidement les maladies virales classiques telles la rhinopneumonie ou la peste équine. Un broyat d'encéphale d'un cheval décédé était inoculé sur cinq types cellulaires différents. Après plusieurs passages, un virus cytopathique sur cellules BSR, sensible aux solvants des lipides et de taille inférieure à 100 nm, était isolé. Parallèlement, des sérums de chevaux malades étaient testés contre les alphavirus des encéphalites équines américaine, Eastern, Western et Venezuelan Equine Encephalitis (EEE, WEE, VEE), et contre le flavivirus West Nile, connu en France pour avoir été responsable d'une pathologie comparable en Camargue dans les années 1960 [1]. Ces 9 prélèvements étaient positifs en IgG contre West Nile. Pour étayer cette suspicion, deux séries de prélèvements réalisées dans un même élevage en mars et en octobre 1996 étaient testées contre West Nile et montraient une nette séroconversion entre les deux dates. La confirmation venait de l'identification par immunofluorescence du virus isolé en culture et l'étude en microscopie électronique montrait les aspects caractéristiques de cette famille des Flaviviridae rapportés dans la légende.

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ARTICLE

Durant l'été 1996, une pathologie inhabituelle chez des chevaux de la zone littorale atlantique au nord-ouest du Maroc était rapportée aux services vétérinaires. Elle se caractérisait par une paralysie ascendante des membres postérieurs évoluant vers la mort dans 40 % des cas ou vers un rétablissement lent mais sans séquelles pour le reste des animaux. L'histopathologie orientait vers une infection virale du système nerveux ; cependant, les investigations de laboratoire permettaient d'éliminer rapidement les maladies virales classiques telles la rhinopneumonie ou la peste équine. Un broyat d'encéphale d'un cheval décédé était inoculé sur cinq types cellulaires différents. Après plusieurs passages, un virus cytopathique sur cellules BSR, sensible aux solvants des lipides et de taille inférieure à 100 nm, était isolé. Parallèlement, des sérums de chevaux malades étaient testés contre les alphavirus des encéphalites équines américaine, Eastern, Western et Venezuelan Equine Encephalitis (EEE, WEE, VEE), et contre le flavivirus West Nile, connu en France pour avoir été responsable d'une pathologie comparable en Camargue dans les années 1960 [1]. Ces 9 prélèvements étaient positifs en IgG contre West Nile. Pour étayer cette suspicion, deux séries de prélèvements réalisées dans un même élevage en mars et en octobre 1996 étaient testées contre West Nile et montraient une nette séroconversion entre les deux dates. La confirmation venait de l'identification par immunofluorescence du virus isolé en culture et l'étude en microscopie électronique montrait les aspects caractéristiques de cette famille des Flaviviridae rapportés dans la légende.
Le virus West Nile est un arbovirus dont le cycle naturel implique des oiseaux et des moustiques principalement du genre Culex. Il est probablement arrivé au Maroc par l'intermédiaire d'oiseaux migrateurs faisant escale sur le littoral marocain durant leur trajet du Sénégal vers l'Europe. La séquence de la souche marocaine est très proche de celle isolée en 1993 de moustiques au Sénégal. L'année 1996, particulièrement pluvieuse, a entraîné une pullulation des moustiques qui a dû être responsable d'une circulation accrue du virus autour des lagunes où font halte les migrateurs. Si seulement une centaine de chevaux ont présenté une pathologie, l'incidence de l'infection a atteint 89 % dans certains élevages. Il faut rappeler qu'au même moment, une épidémie d'environ 400 cas de méningo-encéphalites humaines dues à West Nile était rapportée en Roumanie alors que 8 enfants en étaient décédés en Algérie en 1994 [2]. Au Maroc, un seul cas d'encéphalite humaine dû à ce virus a pu être confirmé pour le moment à Rabat. Une étude du cycle de transmission (oiseau, moustique, équidés, homme) du virus West Nile autour des gîtes naturels des oiseaux migrateurs est en cours, de même qu'une enquête sérologique pour évaluer l'incidence de cette affection au cours de l'épidémie.

REFERENCES

1. Panthier R, Hannoun C, Oudar J, Beytout D, Corniou B, Joubert L, Guillon JC, Mouchet J. Isolement du virus West Nile chez un cheval de Camargue atteint d'encéphalomyélite. CR Acad Sci Paris 1966 ; 262 : 1308-10.

2. Le Guenno B, Bourgermouh A, Azzam T, Bouakaz R. West Nile : a deadly virus. Lancet 1996 ; 348 : 1315.


 

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