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Taux d’incidence annuelle des violences sexuelles à l’université : une étude comparative entre 1994 et 2016 Volume 32, numéro 3, Septembre 2023

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  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Département de psychologie, Université de Montréal, Case postale 6128, Succursale Centre-Ville, Montréal (Québec), H3C 3J7, Canada
2 Université du Québec à Trois-Rivières (Québec), Canada
3 Université de Sherbrooke (Québec), Canada
4 McGill University (Québec), Canada
5 Université du Québec à Montréal, Canada
* Correspondance : Isabelle Daigneault <isabelle.daigneault@umontreal.ca>

Objectifs

Déterminer si le taux d’incidence annuelle de violences sexuelles a varié au cours des deux dernières décennies au sein d’une même communauté universitaire, incluant la population étudiante et les membres du personnel.

Méthode

Une analyse secondaire des données provenant de deux enquêtes effectuées à 22 ans d’écart a permis de comparer quatre indicateurs de violences sexuelles auto-rapportées, en tenant compte du statut (population étudiante, personnel enseignant, cadre/professionnel et de soutien), de l’âge, du sexe/genre et de la durée de fréquentation universitaire.

Résultats

Entre 1994 et 2016, les résultats des analyses de régression logistiques révèlent une légère diminution (4 à 5 % selon les indicateurs) du taux d’incidence annuelle des violences sexuelles globales. Cette diminution semble similaire, peu importe le statut, l’âge, le sexe/genre, et la durée de la fréquentation universitaire. Néanmoins, à travers le temps, les femmes, les personnes plus jeunes et le personnel de soutien rapportent des taux d’incidence plus élevés que les autres groupes.

Conclusions

La légère diminution observée pourrait être le résultat des efforts préventifs sur ce campus bien qu’ils n’aient pas été évalués comme tels. D’autres facteurs pourraient expliquer cette variation. De plus amples études sont nécessaires afin de déterminer si les taux continuent de diminuer dans le temps, s’ils diminuent similairement pour tous les groupes, et si les changements sont le résultat de l’effet cumulé des différents messages préventifs sur les campus.