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Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

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Stockage de données numériques dans l’ADN Article à paraître

Auteurs
1 Institut Bergonié
Université de Bordeaux
INSERM U1218
229, cours de l’Argonne
33700 Bordeaux
France
2 Laboratoire R&D ZA Château Bersol- Bât 3
218-228, avenue du Haut Lévêque
33600 Pessac
France
3 Imagene, plateforme de production
5, rue Henri Desbruères
Genopole campus 1, Bat 6
91030 Evry
France
* Tirés à part

Le stockage des données numériques se heurte aujourd’hui à plusieurs limitations majeures. D’une part, les supports numériques actuels ont une durée de vie limitée et, d’autre part, ils sont stockés dans d’énormes data centers consommant des quantités colossales d’électricité. Aujourd’hui, nous ne pouvons tout simplement pas stocker toutes les données produites par notre activité alors que leur volume est en croissance exponentielle. Le stockage d’information sur l’ADN est une technologie récente, qui moyennant une série de perfectionnements nécessaires, apparaît comme une solution durable (plusieurs dizaines de milliers d’années à température ambiante dans des conditions adéquates), sans consommation d’énergie et extrêmement compacte. En théorie, les 47 zettaoctets de données produites dans le monde en 2020 pourraient être stockées dans une masse d’ADN équivalant à une petite tablette de chocolat.