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VEGF Actu

Cancers digestifs Volume 10, numéro 2, Juillet-août 2015

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Auteur
1 Unité de gastro-entérologie, Département de médecine oncologique, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France
  • Mots-clés : cancer colorectal, métastase, estomac, régorafénib, tumeur endocrine, stroma
  • DOI : 10.1684/veg.2015.0010
  • Page(s) : 3
  • Année de parution : 2015

1. En raison d’une différence du prix des anticorps monoclonaux thérapeutiques, une étude du CALGB/SWOG a montré une différence de coût du traitement de première ligne des cancers colorectaux métastatiques de 39 000 $ en faveur du bévacizumab, alors que les paramètres de survie et la qualité de vie ne sont pas différents selon le choix de l’anticorps associé à la chimiothérapie.

2. Dans les cancers colorectaux métastatiques en première ligne, une phase III a montré que l’addition de l’irinotécan à la chimiothérapie FOLFIRI + bévacizumab (réalisant ainsi une tétrathérapie FOLFOXIRI + bévacizumab) apportait une amélioration de la survie globale quels que soient les statuts BRAF et KRAS des tumeurs.

3. L’addition du bévacizumab à une chimiothérapie classique des cancers colorectaux métastatiques apporte une amélioration en termes de réponse et de survie sans progression chez le sujet de plus de 75 ans sans compromettre la qualité de vie. L’association chimiothérapie - bévacizumab paraît ainsi représenter un bon compromis efficacité - tolérance chez le sujet âgé.

4. Le régorafénib, un inhibiteur de tyrosine kinase anti VEGF-récepteurs, a montré dans une phase II randomisée concernant les cancers de l’estomac avancés prétraités par un platine, un avantage en survie sans progression par rapport à un placebo, confirmant ainsi l’intérêt de l’inhibition de l’angiogenèse dans cette localisation.

5. Dans le traitement des tumeurs endocrines digestives bien différenciées, l’essai de phase III SWOG S05018 a comparé le bévacizumab à l’interféron alpha PEGylé, en association à l’octréotide retard dans les deux bras. L’interféron s’est montré toxique et d’efficacité incertaine et le bévacizumab, au profil de tolérance adapté à cette population, n’a montré qu’une efficacité modeste.

6. Une étude de phase II randomisée a comparé le pazopanib (800 mg/j) aux soins de support chez 81 patients avec GIST métastatique ou localement avancée et prétraités par imatinib et sunitinib. La SSP a été significativement supérieure dans le bras pazopanib : 45 % sans progression à 4 mois contre 18 % dans le bras soins de support. La SG n’a pas été significativement différente entre les deux bras en raison d’un crossover.