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Alimentation et athérosclérose : I. Les résultats des études d’interventions nutritionnelles Volume 9, numéro 7, Septembre 1997

Auteurs
  • Mots-clés : athérosclérose, alimentation, études d’interventions nutritionnelles.
  • Page(s) : 417-27
  • Année de parution : 1997

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les relations entre alimentation et maladies coronaires ont été étudiées de manière extensive. Dans les années 60, Keys a publié les résultats de l’étude des Sept Pays qui a permis d’établir une association positive entre la consommation de graisses et le risque de maladie cardiaque ischémique. Ces observations ont été ultérieurement confirmées par des études d’interventions nutritionnelles. Cependant, quel que soit le type d’étude, primaire ou secondaire, monofactorielle (régime seul) ou multifactorielle, les auteurs ont observé des réductions faibles du cholestérol plasmatique et de petits bénéfices sur la prévention des maladies coronaires. Même les interventions avec les huiles de poisson (acides gras n-3) sur les resténoses après angioplastie coronaire ont donné des résultats contradictoires. À ce jour, seule l’étude lyonnaise a établi qu’un régime méditerranéen enrichi en acide alpha-linolénique, prescrit sur une période de plusieurs mois, peut réduire à la fois la mortalité et la morbidité cardiaques chez des patients ayant des antécédents d’infarctus du myocarde. Ces résultats et ceux du projet MONICA semblent indiquer qu’un profil nutritionnel particulier, appelé régime méditerranéen, a un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires. Ce type de régime comprend une consommation relativement élevée d’aliments d’origine végétale, moins de calories d’origine animale, une utilisation large de l’huile d’olive, une consommation modérée de vin et un régime équilibrant les apports et les dépenses énergétiques.