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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Tumeurs stromales gastro-intestinales : huit ans d’expérience du service d’oncologie médicale du CHU de Fès (Maroc) et revue de la littérature Volume 31, numéro 5-6, Septembre-Décembre 2022

Auteurs
1 Département d’oncologie médicale, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, centre hospitalier universitaire Hassan II, Fès, Maroc
2 Laboratoire d’épidémiologie et recherche en sciences de la santé, faculté de médecine et de pharmacie, Fès, Maroc
3 Département de gastro-entérologie, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, centre hospitalier universitaire Hassan II, Fès, Maroc
4 Département d’anatomopathologie, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, centre hospitalier universitaire Hassan II, Fès, Maroc
5 Département de chirurgie viscérale, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, centre hospitalier universitaire Hassan II, Fès, Maroc
6 Département de radiologie, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, centre hospitalier universitaire Hassan II, Fès, Maroc
* Tirés à part : L. Amaadour

Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont les tumeurs mésenchymateuses les plus fréquentes du tube digestif. Le but de notre étude est de rapporter les caractéristiques épidémiocliniques et évolutives de cette entité tumorale prise en charge dans le département d’oncologie médicale d’une structure de soins tertiaires. Méthodes : nous avons revu rétrospectivement tous les cas de GIST colligés au service d’oncologie médicale du CHU Hassan II de Fès, sur une période de 8 ans. Résultats : 63 patients ont été inclus. L’âge moyen de nos patients était de 57,7 ± 15,1 ans, sans prédominance de sexe. Le saignement digestif constituait le principal mode de révélation de la maladie (53,9 %). La localisation gastrique était la plus fréquente (39,7 %). Le type cellulaire fusiforme était prédominant (55,5 %). Les tumeurs étaient métastatiques d’emblée dans 26,9 % des cas. Une chirurgie R0 a pu être réalisée dans 95,4 % des cas. Celle-ci était précédée par l’imatinib en néoadjuvant dans 15,9 % des cas. Après un recul médian de 40 mois, la survie globale et la survie sans récidive des patients ayant une maladie localisée étaient respectivement de 57 mois et 35,5 mois. Chez les patients ayant une maladie métastatique, la survie globale et sans progression étaient respectivement de 18 et 15 mois. Conclusion : la prise en charge des GIST doit toujours faire l’objet d’une concertation pluridisciplinaire, et dans notre contexte de nombreux efforts doivent être fournis pour améliorer l’accès au test de diagnostic moléculaire, aux thérapies ciblées et améliorer leur pronostic.