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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Perception de la pharmacovigilance : enquête auprès de pharmaciens d’officine de la ville de Casablanca, Maroc Volume 30, numéro 2, Mars-Avril 2021

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie, faculté de médecine et de pharmacie, Rabat, Maroc
2 Pôle pharmacie, hôpital militaire d’instruction Mohammed V, Rabat, Maroc
* Tirés à part

Contexte : le système de pharmacovigilance marocain repose sur la notification spontanée des événements indésirables médicamenteux (EIM), et demande la participation des professionnels de santé, notamment des pharmaciens d’officine. Objectifs : étudier la connaissance, la perception et l’attitude des pharmaciens d’officine casablancais en matière de pharmacovigilance. Matériel et méthode : il s’agit d’une étude descriptive prospective réalisée sous forme d’enquête auprès des pharmaciens exerçant dans 153 pharmacies de la ville de Casablanca, choisies aléatoirement, par le biais d’un questionnaire anonyme autoadministré. Résultats : 130 pharmaciens (85 %) ont répondu. Concernant leurs connaissances en matière de pharmacovigilance, la majorité (n = 108) confirme qu’ils sont au courant de l’existence d’un organe chargé de la pharmacovigilance au Maroc (83,07 %) dont seulement 32 pharmaciens (24,62 %) ont pu donner le nom et la localisation exacte du siège : le centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM, Rabat). Soixante-quatre pour cent des pharmaciens ont déjà été interrogés sur des EIM survenus chez des patients, alors que seulement 10,84 % (n = 9) ont envoyé ces notifications au CAPM. Parmi les réponses proposées quant aux freins à la déclaration des EIM, la méconnaissance du circuit de déclaration reste la cause la plus choisie par les pharmaciens interrogés (44,61 %). Une déclaration simplifiée est le moyen d’amélioration de la notification le plus cité par les pharmaciens interrogés (32,31 %). Conclusion : cette étude a démontré une faible connaissance de la pharmacovigilance. En revanche, l’attitude de nos pharmaciens envers la pharmacovigilance reste bonne.