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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Mieux dépister la carence martiale pour mieux la traiter, un objectif réaliste Volume 32, numéro 1-2, Janvier-Avril 2023

Auteurs
1 Université de Paris, UFR de médecine Xavier Bichat, Centre de recherche sur l’inflammation (CRI), Inserm UMRs 1149, Paris, France
2 Laboratory of excellence, GR-Ex, Paris, France
3 Laboratoire de biochimie clinique, Hôpital Beaujon, AP-HP, HUPNVS, Clichy, France
4 Inflammation-immunopathology- biotherapy department (DHU i2B), UMR 7211, UPMC Université Paris 6, Sorbonne-Université, Paris, France
5 Inserm, UMR_S 959, Paris, France
6 CNRS, FRE3632, Paris, France
7 Department of internal medicine and clinical immunology, AP-HP, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France
* Tirés à part : K. Péoc’h

La carence martiale est la la plus fréquente des déficiences nutritionnelles. La mesure de deux biomarqueurs, le coefficient de saturation de la transferrine (CST) et la ferritine, permet de distinguer les deux formes étiologiques, absolue ou fonctionnelle, de cette carence, et de la quantifier. Nous avons étudié la fréquence à laquelle ces deux examens étaient prescrits dans le suivi de 96 724 patients ayant reçu une supplémentation en fer, entre janvier 2006 et décembre 2015. Ces examens n’avaient été prescrits que dans un tiers des séquences de traitement, et moins encore dans la période post-traitement. Les patients atteitnts de pathologies chroniques en bénéficiaient pus volontiers, mais de façon encore largement insuffisante. Les suplémentations en fer sont donc le plus souvent appliquées sans identification de l’étiologie en cause ni estimation de l’efficacité du traitement. Une revue de la littérature est présentée, aux fins de comparaison de la CST et de la ferritine dans la prise en charge des carences martiales.