JLE

Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

MENU

Fréquence et description des fibrillations auriculaires au cours des infarctus cérébraux cardioemboliques en service de neurologie Befelatanana Volume 31, numéro 5-6, Septembre-Décembre 2022

Auteurs
Service de neurologie, centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana, Antananarivo, Madagascar
* Tirés à part : Nalilniaina Robert Randrianantoandro

Une fibrillation auriculaire (FA) est recherchée de façon systématique au cours des infarctus cérébraux cardioemboliques présumés. Cette étude a pour objet de déterminer la fréquence des FA à l’origine des infarctus cérébraux cardioemboliques et de décrire leurs caractéristiques. Il s’agit d’une étude descriptive transversale rétrospective concernant des patients diagnostiqués d’un infarctus cérébral secondaire à une FA. Elle a été réalisée dans l’unité de soins, de formation et de recherche en neurologie du CHU Joseph Raseta Befelatanana, Antananarivo, sur une période de 24 mois, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019. Nous avons retenu 156 patients. La fréquence absolue de la FA est de 21,79 % (34 patients). Sa fréquence relative est plus élevée chez le genre féminin, chez les patients âgés de plus de 65 ans et chez les patients hypertendus. La fréquence relative des FA détectées à l’électrocardiographie (ECG) est de 15,38 % contre 18 % à l’holter ECG de 24 h. L’âge moyen des patients avec une FA est de 68,82 ans avec un sex-ratio de 1/112. Elle est paroxystique dans 29,41 % des cas et persistante dans 70,58 %. Le signe électrocardiographique associé le plus observé est l’hypertrophie ventriculaire gauche (23,52 %). La majorité des infarctus cérébraux siège dans le territoire carotidien (55,88 %). L’anomalie la plus retrouvée à l’écho-Doppler cardiaque était l’altération de la fraction d’éjection du ventricule gauche (35,29 %). À l’issue de cette étude, il est nécessaire de prolonger l’enregistrement de l’ECG pour détecter davantage de FA à Madagascar, afin d’améliorer la prévention secondaire des accidents vasculaires cérébraux cardioemboliques en instaurant des traitements étiologiques adéquats.