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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Caractéristiques des enfants atopiques développant une surinfection herpétique : syndrome de Kaposi-Juliesburg À propos de 10 cas Volume 32, numéro 1-2, Janvier-Avril 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

  • Figure 5
Auteurs
Service de dermatologie CHU Hassan II, Fès, Maroc
* Tirés à part : J. Kassel

Contexte : la dermatite atopique (DA) est une dermatose inflammatoire chronique et récurrente. Elle résulte de l’interaction de facteurs génétiques et environnementaux qui entraînent des défauts de la barrière cutanée et une réponse immunologique inappropriée. L’éruption varicelliforme de Kaposi ou eczéma herpétique est une infection virale, causée principalement par la réactivation de l’Herpes simplex virus 1, qui affecte environ 3 % des patients atteints de DA. L’objectif de notre étude est d’identifier les caractéristiques de nos patients atopiques qui ont développé un eczéma herpétique. Matériel et méthodes : nous avons mené une étude prospective qui a recueilli tous les cas d’éruption varicelliforme de Kaposi chez nos patients atteints de dermatite atopique sur une période de deux ans. Résultats : 10 enfants, avec un âge moyen de 26 mois et un sex-ratio de 0,6. Des antécédents personnels ou familiaux d’atopie ont été rapportés chez sept patients. En ce qui concerne la sévérité de la maladie, deux patients présentaient une DA sévère et les autres une DA modérée. Sur le plan clinique, l’éruption s’est manifestée de façon aiguë chez tous nos patients, avec une durée moyenne de trois jours. Une fièvre a été rapportée chez cinq patients, associée à une irritabilité. Des vésicules typiques ont été trouvées chez huit enfants, avec un groupement herpétiforme chez cinq enfants, des érosions et des croûtes ont été rapportées chez sept enfants. Tous nos patients présentaient une xérose, et des plaques érythémateuses squameuses eczémateuses ont été rapportées chez six patients. En ce qui concerne la localisation des lésions, une atteinte faciale a été observée chez sept enfants. Le cytodiagnostic du Tzanck a été réalisé chez trois enfants. Nous avons rapporté l’application d’un traitement traditionnel quelques jours avant le début de la surinfection herpétique chez huit enfants. Nous avons également constaté une surinfection bactérienne associée chez six enfants. Tous nos patients ont été hospitalisés et ont reçu un traitement intraveineux. Conclusion : l’identification précoce des patients à risque de complications virales serait importante pour développer des stratégies de prévention efficaces et pour développer de nouvelles options thérapeutiques ciblant des composants du système immunitaire.