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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Variations pluviométriques et connexions climatiques : l’exemple des aires de mousson indienne et ouest-africaine Volume 2, numéro 4, Décembre 1991

Auteur
URA 909 du CNRS, Centre de Recherches de Climatologie Bâtiment Sciences Gabriel, BP 138 21004 Dijon cedex, France.
  • Page(s) : 259-64
  • Année de parution : 1991

L’étude diagnostique des moussons pluvieuses indienne et ouest africaine ne peut se réduire à la seule présentation des circulations moyennes dans les basses couches de l’atmosphère. Elle doit considérer aussi la variabilité intrinsèque du climat (notamment de la pluviométrie) ainsi que les relations que ces fluctuations entretiennent avec le système océan-atmosphère. L’analyse statistique montre qu’en dépit de leur synchronisme saisonnier et de leur sensibilité commune à certains éléments de la circulation tropicale (circulations cellulaires de Hadley et de Walker, jet tropical d’est), les pluies de mousson indiennes et ouest africaines sont décorrélées quand on considère leurs anomalies interannuelles. Elles possèdent aussi des modes de variabilité différents : rythmes infrasaisonniers et rythme quasi biennal pour l’Inde associés à l’influence des grandes oscillations d’échelle planétaire (oscillation de 30-50 jours, oscillation des vents stratosphériques équatoriaux, oscillation australe) ; persistance pluriannuelle des anomalies pour l’Afrique occidentale et plus forte influence des champs de surface, de la circulation atmosphérique d’échelle régionale (flux de sud-ouest, convergences locales, jet d’est de moyenne troposphère) et des températures de surface océanique atlantiques et mondiales.