John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

Système d’information sur l’environnement à l’échelle locale (Siel) pour évaluer le risque de désertification : situations comparées circumsahariennes (réseau Roselt) Volume 18, numéro 4, 2007

Auteurs
Institut de recherche pour le développement (IRD), Unité de service Espace, Maison de la télédétection (MTD), 500, rue Jean-François Breton, 34093 Montpellier cedex 05 France, Institut des régions arides (Ira), Laboratoire d’économie et sociétés rurales, Route de Jorf, 4119 Médenine Tunisie, Centre de suivi écologique (CSE), Gestion de ressources naturelles (GRN), Rue LG Damas, Fann-Résidence, BP 15532, Dakar Sénégal, Université d’Alexandrie, Department of Botany, 21511 Moharran Bey, Alexandrie Égypte, Institut de recherche pour le développement (IRD), BP 64501 34394 Montpellier cedex 5
  • Mots-clés : désertification, facteur anthropique, modélisation, ressource naturelle, surveillance environnementale, système d’information, végétation
  • DOI : 10.1684/sec.2007.0104
  • Page(s) : 328-35
  • Année de parution : 2007

Dans le cadre de la surveillance environnementale et de la lutte contre la désertification des zones rurales à forte contrainte de sécheresse, un système d’information sur l’environnement à l’échelle locale (Siel) est conçu, développé et mis en œuvre sur des territoires agropastoraux africains. Selon une démarche générique et des modèles environnementaux appropriés, il permet d’évaluer l’intensité du risque de dégradation des terres (passé, actuel, futur) relativement aux pressions anthropiques et aux caractéristiques biophysiques locales. Cette intensité varie dans le temps et l’espace en fonction du niveau de participation et de la répartition spatiale des causes anthropiques et biophysiques de la dégradation. Dans cet article, nous décrivons : l’intérêt de ce système et ses caractéristiques ; sa capacité à alimenter et organiser un dispositif durable de surveillance environnementale dans un réseau d‘observatoires tel que le Réseau d’observatoires de surveillance écologique à long terme (Roselt) ; sa capacité à fournir des informations (diagnostic, prospectives) utiles au dialogue avec les gestionnaires des ressources naturelles à travers ses modèles exploratoires. Cette analyse est illustrée par deux produits sélectionnés (degré d’artificialisation et indice de pression anthropique sur la végétation naturelle), issus des Siel mis en œuvre dans quatre observatoires Roselt/OSS (Observatoire du Sahara et du Sahel) sur lesquels les avancées les plus significatives ont été réalisées.