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Science et changements planétaires / Sécheresse

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On the restoration of degraded drylands Volume 22, numéro 2, Avril-Juin 2011

Auteurs
University of Alicante Department of Ecology and IMEM Ap. 99 03080 Alicante Spain, Direction régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification du Rif Avenue Mohamed 5 BP 722 93000 Tétouan Morocco, Coimbra University Department of Life Sciences Centre for Functional Ecology 3001 – 455 Coimbra Portugal, Fundación CEAM (Centro de Estudios Ambientales del Mediterráneo) Parque Tecnológico c/Charles Darwin, 14 46980 Paterna Valencia Spain

Les zones arides occupent 41 % de la surface terrestre et supportent 38 % de la population mondiale. Environ 10 à 20 % de la superficie des zones arides est touchée par la désertification, ce qui en fait un des pires problèmes environnementaux de la planète. L’implémentation de la restauration écologique est l’une des mesures de lutte contre la désertification. Les nouvelles avancées dans le domaine de l’écologie des zones arides ont contribué à l’amélioration des techniques traditionnelles de restauration et au développement de nouvelles écotechnologies. Cependant, le raffinement des outils écotechnologiques et le succès des projets expérimentaux de restauration n’ont pas été parallèlement accompagnés par une amélioration de l’efficience et de la fiabilité des programmes de gestion et de restauration. D’après notre expérience, cela est dÛ aux incertitudes sur les effets à long terme des actions de restauration, au manque de connaissance des dynamiques des populations et des communautés végétales et animales, et aux contraintes culturelles et socio-économiques qui rendent difficiles l’implantation des nouvelles techniques et l’amélioration des pratiques traditionnelles. Nous pensons que i) l’adoption de l’approche des services écosystémiques pour l’identification des objectifs de restauration et l’évaluation de ses actions, ii) l’incorporation des actions de restauration dans les programmes de développement intégré, et iii) la création de réseaux de projets pilotes et de démonstration, peuvent encourager les programmes de gestion participative, adaptative et intégrée et contribuer au bien-être humain dans les zones désertifiées.