John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

Modeling and participatory farmer-led approaches to food security in a changing world: A case study from Malawi Volume 24, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2013

Auteurs
Michigan State University Department of Plant, Soil and Microbial Sciences Kellogg Biological Station East Lansing, MI USA, Cornell University Department of Development Sociology Ithaca, NY USA, Wageningen University Plant Production Systems Group P.O. Box 430 6700 AK Wageningen The Netherlands, Lilongwe University of Agriculture and Natural Resources Bunda College Lilongwe Malawi, Ekwendeni Hospital Soils Food & Healthy Communities Project Ekwendeni Malawi
  • Mots-clés : adaptation au changement climatique, analyse participative, diversification des légumineuses, petite exploitation agricole
  • DOI : 10.1684/sec.2014.0409
  • Page(s) : 350-8
  • Année de parution : 2013

La diversification des cultures a une longue histoire en Afrique, comme base de systèmes agraires résilients et durables. Cependant, les résultats n’ont pas toujours été positifs. Le climat erratique et le changement climatique requièrent de soutenir les paysans dans leur capacité à s’adapter et à innover. La recherche participative et la modélisation des cultures peuvent précisément remplir ce rôle. Dans cet article nous présentons un cas d’étude du Nord Malawi où recherche participative et modélisation ont été utilisées pour évaluer les performances de systèmes de culture mixtes à base de maïs et de pois d’angole. À partir de données climatiques historiques, les rendements simulés ( Agricultural Production Systems Simulator [APSIM]) de cultures en association et de rotations de maïs et pois d’angole ont été comparés à la demande nutritionnelle de 12 foyers choisis comme représentatifs. Nous avons trouvé que la culture associée de maïs et pois d’angole était largement susceptible de générer des calories suffisantes pour les foyers dans un contexte pluviométrique erratique, et cela sur 73 à 100 % des années, et pour 10 des 12 foyers du cas d’étude, contrairement à la monoculture de maïs où les calories étaient produites en quantités suffisantes pour seulement la moitié des mêmes foyers. Les enquêtes de cette étude ont révélé un fort intérêt pour les mélanges de légumineuses et pour la formation des paysans. Les paysans ont échangé des informations d’ordre agronomique et testé différentes combinaisons de graines de pois d’angole et d’autres légumineuses. Globalement, les agriculteurs ont fait preuve d’un grand intérêt pour l’expérimentation et l’adoption de légumineuses destinées à la production d’aliments et autres sous-produits. En revanche, les engrais verts ont reçu peu d’intérêt. Clairement, les paysans ont privilégié les espèces à rendement stable dans des conditions de pluviométrie changeante. Le soutien pour l’échange de savoirs entre les paysans a été essentiel pour le succès du projet. L’approche de co-apprentissage a aussi fourni aux chercheurs d’importantes pistes exploratoires quant aux technologies les plus adaptables et les plus à même d’être adoptées par de petits paysans vivant dans des environnements peu privilégiés et hautement variables.