John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

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Les nouvelles formes de mise en valeur dans le Sahara algérien et le problème acridien Volume 13, numéro 1, Mars 2002

Auteur
Institut d'hydraulique et d'agronomie saharienne, Centre universitaire de Ouargla, BP 163, Ouargla 30000, Algérie.
  • Mots-clés : Acridiens, irrigation.
  • Page(s) : 37-42
  • Année de parution : 2002

Au Sahara, la promotion d'un système de culture nouveau sur lequel les pouvoirs publics ont concentré leurs efforts, la céréaliculture sous pivot, introduit quelque chose de radicalement nouveau, tant dans le paysage, la technique, que la finalité. L'irrigation des terres arides bouleverse les conditions physiques et transforme radicalement la végétation. Ces oasis sont des îlots écologiques où les conditions de vie sont très différentes de celles qui sont rencontrées dans le désert environnant. Les cultures constituent une cible toute indiquée pour les insectes phytophages nomades et migrateurs, entre autres les acridiens. Le potentiel de reproduction très élevé des acridiens leur permet une pullulation rapide dès qu'ils bénéficient de conditions écologiques propices à leur multiplication, en un lieu donné, ou en des lieux différents, qu'ils peuvent poursuivre au fur et à mesure de leur évolution. La présence au Sahara de Locusta migratoria (Linné, 1758) au niveau des périmètres irrigués n'est pas un fait du hasard. Ce locuste y trouve un biotope favorable. Parallèlement, les zones de mise en valeur dans la Wilaya d'Adrar au Sahara central, ont permis aux individus solitaires de Schistocerca gregaria (Forskål, 1775) de trouver des conditions propices de développement, de pullulation et de grégarisation, durant des périodes où la pluviosité a fait un défaut notable dans tout le Sahara.