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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Les marges arides de Syrie : la « frontière » des 200 mm. Planification agricole et occupation du territoire Volume 9, numéro 1, Mars 1998

Auteurs
Institut de géographie et d’aménagement régional de l’université de Nantes (IGARUN)/Laboratoire IMAR (Image, mer, aménagement régional), rue de la Censive-du-Tertre, BP 81227, 44312 Nantes Cedex 3, Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (UMR 5647, GREMMO), Maison de l’Orient méditerranéen, CNRS, Université Lyon II, Lyon, Institut universitaire d’études du développement (IUED), 24, rue Rothschild, case postale 136, CH-1211 Genève 21.
  • Page(s) : 43-50
  • Année de parution : 1998

La Syrie est divisée administrativement en cinq zones agricoles définies en fonction de la pluviométrie. Cette subdivision ne correspond pas, dans les régions arides et semi-arides, à la réalité en termes d’utilisation du territoire. L’objectif des travaux présentés est de mettre au point un outil d’aide à la décision en matière de définition de programmes d’action et de recherche appliquée, en combinant des informations provenant de différentes sources. Ces dernières, images satellitaires, cartes topographiques, statistiques agricoles, enquêtes de terrain notamment, sont intégrées dans une base de données géoréférencées et traitées à l’aide des outils d’un système d’information géographique. L’article porte sur la limite administrative des 200 mm de pluviométrie moyenne qui divise le territoire syrien en deux domaines, l’un agricole et l’autre pastoral. L’analyse de la validité de cette limite pluviométrique se fonde notamment sur l’étude des changements dans l’utilisation du territoire qui ont fait suite aux autorisations de mise en culture des zones pastorales délivrées en 1987 et à l’interdiction totale, ordonnée en 1995. L’analyse des différentes sources d’information montre que la zone des 200 mm ne correspond pas à une « frontière » mais à un espace de transition dans lequel le domaine agricole et la zone dite de steppe sont étroitement imbriqués.