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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre : cas du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire Volume 4, numéro 4, Décembre 1993

Auteur
APEX-ebbd, 7, rue Malta-Sghira, 1000 RP Tunis, Tunisie.
  • Page(s) : 245-9
  • Année de parution : 1993

L’établissement de bilans d’émissions de gaz à effet de serre doit permettre de situer, pour chaque pays, le poids des différents secteurs afin d’identifier les mesures à mettre en œuvre, compte tenu de leurs impacts sur l’environnement global et le développement socio-économique. Lorsqu’on ne tient compte que des potentiels de réchauffement directs des divers gaz, la contribution des défrichements s’élève respectivement à 50 % au Sénégal et à 66 % en Côte-d’Ivoire et celle des biomasses converties en énergie à 20 et 23 % des émissions totales. Les contributions imputables à l’utilisation des énergies fossiles ne s’élèvent qu’à 14 et 5 %. Lorsqu’on tient compte également des effets indirects, difficiles à quantifier il est vrai, la contribution des feux de savanes cesse d’être négligeable et s’élève respectivement à 22 et 14 % pour ces deux pays. La contribution totale par habitant est alors de 4,5 TE-CO 2 (tonne-équivalent CO 2) au Sénégal, de 7,5 TE-CO 2 en Côte-d’Ivoire, contre plus de 8 TE-CO 2 au Brésil, 16,5 TE-CO 2 en France et 28 TE-CO 2 aux États-Unis.