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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Irrigation et salinisation au Sahara algérien Volume 5, numéro 3, Septembre 1994

Auteurs
Institut National Agronomique El Harrach, Algérie
  • Page(s) : 151-60
  • Année de parution : 1994

Grâce aux réserves en eau que recèle son sous-sol, le Sahara a fait naître depuis quelques années le grand espoir de tripler sa surface agricole actuelle. Cependant, le contexte physique dans lequel évolue l’agriculture saharienne est très sévère : un climat très évaporant, des sols peu fertiles, et des eaux salées. Dans un tel milieu endoréique, il est très fréquent d’observer des remontées du niveau des nappes superficielles, une salinisation des terres irriguées, une pollution des sites, et enfin une agriculture de moins en moins productive. La mise en culture de la région de Gassi-Touil pendant cinq campagnes agricoles avec des eaux diversement minéralisées a entraîné une très forte salinisation des sols et une chute des rendements de l’ordre de 50 %. Ces conséquences ont contraint les responsables à ne plus utiliser les eaux les plus salées et rendent problématique l’avenir de l’agriculture dans la région. Le choix des sites de mise en valeur et des méthodes d’irrigation, la maîtrise des apports d’eau et le suivi des périmètres irrigués constituent les mesures les plus efficaces pour atténuer la salinisation des sols, lutter contre le gaspillage de l’eau et la dégradation de l’environnement, et enfin conserver une agriculture durable et productive. Cela ne pourra évidemment se faire que par la promotion de la compétence et de la recherche-développement au niveau local.