John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

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Influence de l‘utilisation des terres sur les risques de ruissellement et d‘érosion sur les versants semi‐arides du nord‐ouest de l‘Algérie Volume 15, numéro 1, JANVIER-FÉVRIER-MARS 2004

Auteurs
Institut national de recherche forestière (INRF), BP 88, Mansourah, Tlemcen, Algérie <morbinrfyahoo.fr> Faculté des sciences, Dépt Foresterie, Tlemcen, Algérie <mohamed_mazouryahoo.fr> Institut national de recherche forestière (INRF), BP 893, RP Tlemcen, 13000, Algérie Institut national de recherche forestière (INRF), BP 73, Chéraga, Alger, Algérie Institut de recherche pour le développement (IRD), Laboratoire MOST, BP 64501 34394 Montpellier cedex 5 <roosempl.ird.fr>
  • Mots-clés : Techniques culturales ; Érosion ; Algérie.
  • Page(s) : 96-104
  • Année de parution : 2004

L‘érosion cause actuellement de sérieux problèmes à la production agricole, caractérisée par une grande variabilité et un déficit chronique. La gravité de ce phénomène semble dépasser tous les efforts consentis jusque‐là pour juguler les divers processus d‘érosion. L‘aridité climatique de ces vingt dernières années n‘est probablement pas étrangère à l‘accélération de la dégradation du milieu rural. Mais cette contribution montre qu‘en plus de la sécheresse qui a marqué les paysages du Nord‐Ouest algérien, certaines activités humaines (défrichement des versants, surpâturage et techniques culturales) semblent responsables de cette dégradation. Les auteurs ont donc testé diverses alternatives de gestion des terres pour tenter de réduire les risques d‘érosion et d‘amorcer une augmentation de la productivité des terres et du travail. Les résultats ont montré que l‘exploitation continue des sols avec un entretien régulier des matières organiques du sol ne présente pas de grand risque érosif en année normale : les sols seraient très résistants et les pluies généralement peu érosives. En revanche, les sols nus épuisés et\ou abandonnés, les jachères surpâturées et les pistes sont à l‘origine de ravinements bien plus graves que l‘érosion en nappe. Malgré le déficit pluviométrique enregistré, certaines formes de gestion ont été à l‘origine de forts ruissellements (Krmax ∓ 56 %) mais, globalement, l‘érosion sur parcelles de 100 m 2 et le ruissellement en nappe restent modérés (Kram ∓ 3 à 10 % ; E ∓ 0,3 à 6 t\ha\an), ce qui confirme les résultats de nombreux auteurs en Afrique du Nord. Cependant, l‘érosion en nappe décape sélectivement les argiles, matières organiques et nutriments associés et altère la mince pellicule organo‐minérale de la surface du sol, source essentielle de la fertilité.