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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Gestion des eaux et des sols dans le Nord aride du Mexique Volume 12, numéro 1, Mars 2001

Auteurs
Route de la Ville-ès-Oiseaux, 22100 Léhon, Dinan.

Les zones arides et semi-arides du nord Mexique disposent de vastes superficies de sols cultivables mais le développement agricole y est difficile faute de ressources en eau suffisantes. C'est le cas de la région hydrologique 36 dont la mise en valeur dépend de ressources en eau limitées, tant superficielles que souterraines. Les premières sont tributaires des précipitations tombant sur la Sierra Madre Occidental et des ruissellements qui en découlent. Ces eaux sont stockées dans la partie amont du bassin grâce à un volumineux barrage réservoir de 3,4 milliards de m3 de capacité totale avant d'être utilisées 250 km en aval pour l'irrigation d'une petite partie de la haute plaine aride et endoréique. Les 1 200 millions de m3 d'eaux ruisselées en moyenne chaque année sont affectés par la forte variabilité temporelle des pluies de la sierra et, bien des années, ces eaux superficielles ne satisfont pas à la demande, obligeant à réduire les superficies irriguées. Elles sont complémentées par plus de 1 300 millions de m3 d'eaux souterraines puisées dans la plaine alluviale elle-même. Celles-ci ont été fortement sollicitées depuis quelques dizaines d'années et sont aujourd'hui surexploitées sans bénéficier d'une recharge importante. Dans ce climat aride, le fort abaissement du niveau statique des nappes et la dégradation progressive de la qualité des eaux sont préoccupants. Parmi les options envisagées pour maintenir la ressource globale à son niveau de disponibilité actuel, la seule réellement efficace serait d'économiser l'eau par la limitation des pertes lors de son transport et de sa distribution en amont des parcelles et par une gestion plus rationnelle des doses apportées dans les parcelles irriguées elles-mêmes.