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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Évaluation de l’irrigation à partir de retenues collinaires : cas des lacs Kharrouba, Sned et Jinna dans la région de Jendouba (Tunisie) Volume 18, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2007

Auteurs
Département d’aménagement et environnement, École supérieure des ingénieurs de l’équipement rural (Esier), Medjez el Bab, Route du Kef, Km 5, Beja 9070, Tunisie, Direction générale de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles (DG/ACTA), Ministère de l’Agriculture, Rue Alain Savary, 30, Tunis Belvédère 1002 Tunisie, Arrondissement de conservation des eaux et du sol, Commisariat régional au développement agricole (A/CES-CRDA), Jendouba, Route de Tunis, Jendouba 8100 Tunisie, Département d’hydraulique, École supérieure des ingénieurs de l’équipement rural (Esier), Medjez el Bab, Route du Kef, Km 5, Beja 9070, Tunisie, École supérieure d’agriculture (Esa) de Mateur, Route de Tabarka, Bizerte Tunisie

Le présent travail a pour objectif l’évaluation de l’utilisation des ressources en eau mobilisées à partir des lacs collinaires Kharrouba, Jinna et Sned localisés dans la délégation de Bousalem du gouvernorat de Jendouba (Tunisie). Sur la base de leurs caractéristiques techniques, ces trois ouvrages ont été considérés comme des lacs représentatifs de l’ensemble des retenues collinaires de la région. Le dépouillement des données fournies par les services techniques du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques et l’exploitation de l’enquête réalisée auprès des bénéficiaires des trois lacs collinaires ont permis de reconstituer les apports mensuels et annuels. La ressource mobilisée atteint son minimum au début de la période automnale alors que le maximum est enregistré à la fin de l’hiver. La disponibilité de l’eau à la fin de la période d’irrigation montre que les besoins hydriques relatifs aux trois périmètres sont moins importants que les ressources mobilisées par les ouvrages. Les doses pratiquées par les bénéficiaires sont insuffisantes par rapport à l’optimum des besoins en eau des cultures, comme dans le cas du blé avec un écart de 60 % par rapport à cet optimum, ou sont supérieures aux besoins des cultures, avec un surplus de 16 % comme dans le cas du sorgho fourrager. Les apports reconstitués ne sont que de 40 % de ceux estimés initialement pour les deux lacs Kharrouba et Jinna, indiquant que les apports pour lesquels les ouvrages ont été conçus n’ont pas été atteints. Dans le cas du lac Sned, les apports réels dépassent de près de 60 % ceux pour lesquels la retenue a été réalisée.