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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Estimation spatialisée de l’évapotranspiration des cultures irriguées par télédétection : application à la gestion de l’irrigation dans la plaine du Haouz (Marrakech, Maroc) Volume 20, numéro 1, janvier-février-mars 2009

Auteurs
CESBIO Unité mixte de recherche (CNRS, UPS, CNES, IRD) 18, avenue Edouard-Belin 31401 Toulouse France, ORMVAH Office régional de mise en valeur agricole du Haouz Marrakech Maroc, ABHT Agence de bassin hydrologique du Tensift Marrakech Maroc
  • Mots-clés : bilan hydrique, évapotranspiration, irrigation, télédétection
  • DOI : 10.1684/sec.2009.0177
  • Page(s) : 123-30
  • Année de parution : 2009

Satellite monitoring of irrigation (SAMIR) est un logiciel de spatialisation de l’évapotranspiration (ET) et du bilan hydrique des cultures irriguées sur de grandes surfaces, basé sur l’utilisation d’images satellitaires. Cette source d’information fournit une vision synoptique et périodique de la localisation et du développement des cultures, donnée critique pour une estimation fiable de l’ET. Cette dernière est calculée au moyen de la méthode FAO, bien adaptée au calcul sur de grandes surfaces où l’information disponible sur le sol et les cultures est limitée. Le bilan hydrique de la culture est obtenu en couplant au modèle FAO un module sol en trois compartiments (surface, racinaire, profond). Le calcul du bilan nécessite des données liées au climat (estimation de l’ET de référence et précipitations), à l’occupation du sol et à la phénologie de la végétation (pour estimer les coefficients culturaux de la méthode FAO), ces deux dernières données étant issues de la télédétection. Les données concernant l’irrigation sont soit introduites si elles sont connues, soit le plus souvent estimées à partir du calcul du bilan hydrique, en faisant des hypothèses sur la gestion de l’eau pratiquée et notamment sur le taux de stress hydrique toléré. Cet outil est développé en partenariat avec un utilisateur potentiel au Maroc, l’Office régional de mise en valeur agricole du Haouz (ORMVAH). L’irrigation estimée à l’échelle des secteurs irrigués peut être comparée aux apports connus des barrages et des seguias issues des montagnes pour estimer les pompages pratiqués dans la nappe souterraine. Dans un contexte de forte tension sur les ressources en eau, cette application montre les potentialités de l’imagerie satellitaire, pour le suivi du bilan hydrique des surfaces irriguées et la gestion des ressources à l’échelle du bassin-versant.