JLE

Science et changements planétaires / Sécheresse

MENU

Diagnostic à la mi-saison sèche de l’état hydrique du bassin-versant de la Bagoé (milieu soudano-sahélien de Côte d’Ivoire) à l’aide d’images ETM + de Landsat Volume 20, numéro 3, juillet-août-septembre 2009

Auteurs
Laboratoire des sciences et techniques de l’eau et de l’environnement (LSTEE) UFR des sciences de la terre et des ressources minières Université de Cocody 22 B.P. 582 Abidjan 22 Côte d’Ivoire, Centre universitaire de recherche et d’application en télédétection (CURAT) UFR des sciences de la terre et des ressources minières Université de Cocody 22 B.P. 801 Abidjan 22 Côte d’Ivoire

Le diagnostic de l’état hydrique du bassin-versant de la Bagoé à la mi-saison sèche est fait à l’aide d’images ETM + de Landsat. Situé au Nord de la Côte d’Ivoire, ce bassin appartient au grand bassin du fleuve Niger. Sur les images, les portions humides des cours d’eau sont discriminées et cartographiées à l’aide de compositions colorées et de calculs d’indices d’humidité. Cette opération a abouti aux cartes du réseau des drains humides en période humide et en mi-saison sèche. Les deux réseaux sont utilisés pour constituer deux séries de longueurs de drains humides dont l’exploitation a suscité le calcul de densités de drains par maille de cinq kilomètres de côté et leur regroupement en quatre classes. La stabilité hydrologique du bassin se réalise par un réseau de drains humides en période humide, qui représente 69,21 % des drains du réseau hydrographique global. Par conséquent, 30,79 % des drains de ce réseau de référence seraient topographiquement défavorables à la rétention d’eau. À la mi-saison sèche, 37,98 % des cours d’eau du réseau des drains humides en période humide s’assèchent. Cet assèchement n’est pas préférentiel : tous les ordres des cours d’eau sont concernés. Leurs bras sont morcelés en plusieurs portions : les portions toujours en eau, les portions encore humides et/ou totalement sèches. Le déficit hydrique qui en résulte s’exprime spatialement par une forte extension des classes de drains de faible à très faible densité, au détriment de celle de forte densité qui a totalement disparu.