John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

Coping with drought: Resilience versus risk. Targeting the most suitable G*E*M options by crop simulation modeling Volume 24, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2013

Auteurs
ICRISAT Patancheru 502324 Andhra Pradesh India
  • Mots-clés : aquaporine, contrôle de l’eau, demande évaporative, lysimètres
  • DOI : 10.1684/sec.2013.0399
  • Page(s) : 274-81
  • Année de parution : 2013

La production des cultures est invariablement liée à la consommation d’eau pour la transpiration des feuilles. L’adaptation des cultures au déficit hydrique devient donc un exercice d’équilibre entre la demande et la disponibilité en eau, de manière à ce que la culture ait suffisamment d’eau pour terminer son cycle. Le climat varie beaucoup au travers des années et des environnements, de même que le sol, ce qui veut dire que les scénarios de sécheresse sont extrêmement variables et qu’il faut en premier les caractériser avant d’entreprendre la recherche sur l’adaptation au stress. Une fois les scénarios définis, les caractères contribuant à l’adaptation des plantes peuvent être identifiés. Nous pensons que ces caractères sont ceux qui contribuent à maximiser la capture en eau et une utilisation raisonnée et efficace de l’eau. Si la maximisation de la capture en eau par les racines est évidemment un caractère important, le fait d’avoir de l’eau disponible pour des stades critiques du cycle de la plante, comme le remplissage des grains, est absolument essentiel. Cela dépend beaucoup de la façon dont les plantes ont géré l’eau à des stades plus précoces, par exemple en développant une canopée plus petite ou en restreignant la transpiration sous conditions de forte demande évaporatoire. Clairement, le développement de variétés adaptées à la sécheresse est le résultat de plusieurs adaptations possibles, qui peuvent interagir les unes avec les autres, avec l’environnement, et il est alors difficile de déterminer expérimentalement laquelle de ces caractéristiques a un rôle prédominant dans une condition donnée. La simulation des rendements vient alors en appui pour aider à déchiffrer la complexité des systèmes biologiques, et permet d’évaluer les effets de ces caractéristiques sur le rendement. La simulation permet aussi de combiner des caractéristiques agronomiques et génétiques au niveau de la parcelle.