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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Aridité, agriculture et développement : le cas des oasis algériennes Volume 3, numéro 2, Juin 1992

Auteur
Faculté des Sciences, Université d’Angers, 2, boulevard Lavoisier, 49045 Angers, Cedex, France.
  • Page(s) : 85-96
  • Année de parution : 1992

Les réserves en eau du désert algérien contenues dans les deux grands systèmes aquifères du Continental Intercalaire et du Continental Terminal sont suffisantes pour qu’on puisse irriguer 100 000 ha, à condition d’utiliser les techniques modernes d’agriculture et d’aménagement. Destinée en priorité à l’alimentation des villes sahariennes (légumes et fruits frais) et au marché intérieur algérien (bassins agro-alimentaires), cette mise en valeur permettrait sans doute à l’Algérie de retrouver sa place dans l’exportation des dattes vers les pays riches. De toute façon coûteuse, l’agriculture saharienne ne peut réussir qu’en occupant des crénaux spécifiques par la nature et la qualité de ses produits. La politique de développement doit s’appuyer sur les agriculteurs les plus dynamiques tout en faisant respecter un schéma d’aménagement économe des ressources naturelles, adapté aux conditions écologiques et intégré à la croissance économique des autres secteurs. La clé du problème réside dans la concertation et la synergie de l’ensemble des opérateurs.