John Libbey Eurotext

Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Pathophysiologie du paludisme grave Volume 3, numéro 4, Juillet-Août 1993

Auteur
University of Oxford, Nuffield Department of Clinical Medicine, Headington, Oxford OX3 9DU, Angleterre.
  • Page(s) : 276-9
  • Année de parution : 1993

La forme cérébrale du paludisme est considérée comme la manifestation la plus grave des infections à Plasmodium falciparum. L’image clinique chez les patients adultes d’Asie du Sud-Est diffère nettement de celle observée chez les enfants africains qui ont plus souvent des manifestations du tronc cérébral évoquant un engagement cérébelleux, correspondant à une pression élevée du LCR, évoluant vers des séquelles irréversibles. La mortalité, élevée, est de l’ordre de 20 %. Le diagnostic doit être évoqué chez tout patient avec fièvre, conscience altérée et ayant une possibilité d’exposition à l’infection. La physiopathologie du paludisme cérébral peut être expliquée par une obstruction mécanique de la circulation cérébrale induite par des hématies parasitées attachées à l’endothélium vasculaire. Le tumor necrosis factor et d’autres cytokines pourraient y contribuer. La thérapeutique la plus importante est représentée par l’utilisation très précoce de la quinine à dose optimale ; des dérivés de l’artémisinine pourraient montrer une efficacité supérieure.