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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Modifications échostructurales des vaisseaux et des espaces périvasculaires rétropéritonéaux au cours de l’infection rétrovirale : résultats préliminaires Volume 7, numéro 1, Janvier-Février 1997

Auteurs
Service de radiologie, CHU de Yopougon, 21 BP 632 Abidjan 21, Côte d’Ivoire.
  • Page(s) : 25-31
  • Année de parution : 1997

Quatorze sujets, dont dix à sérologie VIH positive et quatre témoins, ont été examinés prospectivement par échographie abdominale. Le but était de recenser et de décrire les anomalies échographiques observées au niveau des vaisseaux et des espaces périvasculaires rétropéritonéaux. L’examen était centré sur la région sus-ombilicale et l’analyse se faisait sur les coupes axiales passant par le pédicule rénal gauche et la région cœlio-mésentérique. Les aspects normaux habituels ont été retrouvés chez les sujets témoins. Pour les dix autres, des anomalies étaient retrouvées dans tous les cas : ils présentaient tous au moins deux anomalies et trois d’entre eux en présentaient à tous les sites. L’anomalie palpable était caractérisée par une désorganisation échostructurale des vaisseaux et des espaces périvasculaires avec un aspect globalement « sale » et « flou » de la coupe ainsi qu’une mauvaise définition des structures analysées. L’aorte était normale dans deux cas et anormale chez les huit autres patients, caractérisée par une perte de l’hyperéchogénicité normale et de la netteté de la paroi aortique. Son diamètre était réduit (< 1,5 cm) dans sept cas et son siège toujours normal. La veine cave inférieure était normale dans un cas et anormale dans les neuf autres, avec une paroi d’aspect effacé. Son siège était normal (quatre fois), refoulé (six fois), laminé (trois fois). Les vaisseaux mésentériques supérieurs étaient anormaux dans huit cas avec des limites mal définies (six fois), un siège imprécis (deux fois), refoulés (deux fois). Les adénopathies étaient présentes chez six patients : elles étaient multiples (cinq cas) ou unique (un cas). Il y avait toujours une localisation rétrocave. On notait un aspect d’infiltration et d’épaississement des espaces périvasculaires, de manière diffuse dans six cas et micronodulaire dans un cas. En dehors des atteintes ganglionnaires, nous n’avons pas relevé, dans les publications médicales, d’étude consacrée aux anomalies des vaisseaux et des espaces périvasculaires rétropéritonéaux au cours de l’infection à VIH. Il s’agit, à notre connaissance, de la première étude réalisée sur ces altérations des vaisseaux et des espaces périvasculaires rétropéritonéaux.