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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Le risque de paludisme transfusionnel à Cotonou, Bénin Volume 10, numéro 6, Novembre - Décembre 2000

Auteurs
Parasitologie/FSS, 03BP 1428 Cotonou, Bénin.
  • Page(s) : 389-90
  • Année de parution : 2001

Le risque de transfusion d’agent infectieux demeure une préoccupation permanente pour les maladies qu’on ne sait pas encore traiter comme l’hépatite B, l’hépatite C, le sida. On s’inquiète peu des maladies infectieuses guérissables comme le paludisme. Une étude transversale, réalisée en saison pluvieuse chez 355 donneurs bénévoles de sang, nous permet de dépister 119 donneurs de sang hébergeant des trophozoïtes soit 33,5 % des cas. Plasmodium falciparum (96,63 %), est l’espèce la plus répandue. La distribution de la densité parasitaire varie de 1 000 à 4 760 parasites par ml de sang. Il n’y a pas de relation entre l’importance de cette charge parasitaire et la survenue d’un accès palustre bien que l’immunodéficience favorise le développement pathogène du parasite. Il est impératif de rendre systématique, à l’ère du développement de la chimiorésistance aux antipaludiques et des affections VIH, la recherche des plasmodies dans les banques de sang. Les malades transfusés devraient pouvoir bénéficier d’un traitement antipalustre présomptif, et les donneurs dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticides.