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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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La pathologie ophtalmologique de dispensaire au Liban : l’exemple de Saïda Volume 10, numéro 4, Juillet - Août 2000

Auteur
BP 644, Saïda, Liban.
  • Page(s) : 237-42
  • Année de parution : 2000

La consultation ophtalmologique représente 15 % de l’activité totale du centre médico-social Caritas de Saïda. Mille diagnostics ophtalmologiques y ont été établis en 26 mois. Certains patients ont pu avoir 3 diagnostics, à l’exemple d’un sujet presbyte ayant une cataracte et souffrant d’œil sec. Deux symptômes majeurs, rougeur et douleur, ont motivé la plupart des consultations. Les amétropies (37,8 %) et les conjonctivites (33,2 %) ont été les diagnostics les plus fréquents. Aucun cas de xérophtalmie par carence en vitamine A ni de trachome floride n’a été dépisté, ce qui indique un niveau de santé oculaire acceptable dans la région de l’étude. La fréquence de quelques affections cécitantes (cataractes, glaucomes, rétinopathies et neuropathies) est certainement sous-estimée. Soixante-dix pour cent des rétinopathies sont compliquées (stade IV et plus) et d’origine diabétique. Pour de nombreuses raisons, les personnes âgées ne consultent pas aussi fréquemment que les jeunes et nous devrions étudier la faisabilité d’une consultation mobile. Il importe également d’initier des campagnes de masse à l’échelle nationale pour : – éduquer les populations en matière de santé oculaire ; – dépister et traiter les affections génératrices de cécité incurable ; – récupérer des verres correcteurs usagés au bénéfice des plus démunis.