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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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La chromoblastomycose au Gabon Étude de 64 cas Volume 5, numéro 4, Juillet-Août 1995

Auteurs
Département de parasitologie-mycologie-médecine tropicale. Faculté de Médecine et des Sciences de la santé, BP 4009, Libreville, Gabon, Service de mycologie, Laboratoire national de santé publique, BP 50, Libreville, Gabon, BP 1078, Libreville, Gabon, Service de parasitologie-mycologie-médecine tropicale, Faculté de Médecine, 2 bis boulevard Tonnelle, 37032 Tours Cedex, France, Institut de pathologie, 1 place de l’Hôpital, 67000 Strasbourg, France, Monteuil, 38430 Saint-Jean-de-Moirans, France, Service de médecine A, Centre hospitalier de Libreville, BP 2228, Libreville, Gabon, Unité de mycologie, Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux, 75724 Paris cedex 15, France.
  • Page(s) : 235-44
  • Année de parution : 1995

Au cours des 25 dernières années, 64 cas de chromoblastomycoses ont été diagnostiqués au Gabon. Ils proviennent de l’ensemble du territoire et atteignent aussi bien les hommes que les femmes adultes vivant en zone rurale. La durée d’évolution dépasse 10 ans chez plus de la moitié d’entre eux. Le siège préférentiel de cette affection est un des membres inférieurs chez 78,5 % des patients, avec une double localisation pour l’un d’entre eux et une exceptionnelle transformation maligne pour un autre. Deux aspects cliniques se dégagent, malgré un polymorphisme apparent : des placards extensifs et des nodules verruqueux ou non espacés les uns des autres. Les images histologiques sont classiques et les cellules fumagoïdes, parfois bourgeonnantes et filamenteuses, sont aisément mises en évidence lors de l’examen des squames et croûtes. Fonsecaea pedrosoï est l’unique espèce identifiée. La 5-fluorocytosine a constamment entraîné une amélioration des lésions. Le problème majeur et économique est la prise en charge thérapeutique de ces malades démunis.