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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Etats d’immunodépression et vaccinations Volume 10, numéro 3, Mai - Juin 2000

Auteurs
Faculté des sciences de la santé, Bangui, République centrafricaine.
  • Page(s) : 211-9
  • Année de parution : 2000

Les sujets présentant une immunodépression ont un risque infectieux élevé. Certains de ces risques peuvent être contrôlés par des vaccins réalisés selon les schémas habituels en l’absence de traitement curatif efficace. Selon le type d’immunodépression et sa profondeur, certains vaccins peuvent être recommandés, d’autres sont à éviter, d’autres peuvent être réalisés sans risque particulier. Ainsi, chez le sujet immunodéprimé, les vaccins à germes inactivés, inertes ou tués sont indiqués alors que ceux à germes vivants atténués ne sont pas recommandés. Les raisons sont le risque d’absence de contrôle de l’infection vaccinale par l’hôte immunodéficient, le risque d’une augmentation de la réplication virale, notamment chez le sujet infecté par le VIH, et le risque d’une moins bonne réponse vaccinale. Dans les immunodépressions secondaires, les sujets infectés par le VIH ( sida ) occupent une place prépondérante depuis l’émergence de la maladie en 1980. Leur nombre est croissant, notamment dans les pays en développement où l’on ne dispose pas de traitement antirétroviral. Sur ce terrain, les vaccinations contre les maladies transmissibles-cibles de l’enfance d’étiologies virale (rougeole poliomyélite) ou bactérienne à haut niveau de prévalence demeurent recommandées, avec quelques variances selon l’importance du risque de contage et du degré d’immunodépression. Cependant, ces vaccins ne visent pas les infections opportunistes qui affectent lourdement le pronostic et contre lesquelles aucun vaccin n’est disponible. D’autres vaccins ne sont conseillés qu’aux sujets immunodéprimés se rendant dans des pays à situations épidémiologiques particulières (maladies endémiques, épidémiques) ou s’ils sont exigés par le pays d’accueil.