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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Dracunculose : la fin d’un fléau Volume 3, numéro 2, Mars-Avril 1993

Auteur
chargé de recherche à l’ORSTOM, chef du service de parasitologie, Centre Pasteur du Cameroun, BP 1274, Yaoundé, Cameroun.
  • Page(s) : 77-86
  • Année de parution : 1993

Parasitose connue depuis la plus haute Antiquité, la dracunculose demeure une affection fréquente. Transmise par l’eau de boisson contenant des crustacés infectés par l’homme lui-même, elle traduit une absence d’hygiène. Cette maladie touche des populations isolées et pauvres. Les complications, qui provoquent des invalidités temporaires, entraînent des baisses de rendement agricole importantes. L’absentéisme scolaire, qui en résulte également, est une cause supplémentaire de retard socio-économique. L’évaluation de l’endémie et la mise en place d’un système de surveillance constituent la première étape de la lutte contre cette maladie dont la planification sera menée en fonction de chaque contexte environnemental. Mais l’élimination de la dracunculose passe obligatoirement par la maîtrise de la gestion de l’eau. L’approvisionnement en eau potable en est une condition essentielle. Sa réalisation technique dépend des moyens disponibles mais l’accent est tout particulièrement mis sur la difficulté de modifier des pratiques culturelles ancestrales. Seules les stratégies communautaires pourront, à terme, se révéler efficaces. Prônée par l’OMS, l’éradication de la dracunculose, après celle de la variole, est possible.