John Libbey Eurotext

Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

Cellulites cervico-faciales diffuses : 32 cas vus à Libreville Volume 21, numéro 3, Juil-Août-Sept

Auteurs
Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba Service d’ORL&CCF Libreville Gabon, Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba Service d’odonto-stomatologie et de chirurgie maxillo-faciale Libreville Gabon, Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba Service d’anesthésie, réanimation et des urgences Libreville Gabon, Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba Département de médecine interne Libreville Gabon
  • Mots-clés : antibiotique, cellulite cervico-faciale, chirurgie, facteurs favorisants
  • DOI : 10.1684/san.2011.0256
  • Page(s) : 153-7
  • Année de parution : 2012

Objectif : le but de cette étude était d’analyser les facteurs favorisants, les aspects diagnostiques et thérapeutiques des cellulites cervico-faciales diffuses. Patients et méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective, entre janvier 2006 et décembre 2010, concernant 32 dossiers de patients admis dans le service d’ORL de l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba de Libreville pour une cellulite cervico-faciale diffuse. Résultats : l’étude comprenait 18 femmes (56 %) et 14 hommes (44 %) d’âge moyen 28 ans. À l’admission, 28 cas (87,5 %) avaient reçu des anti-inflammatoires et 25 cas (78 %) un ou plusieurs antibiotiques. Deux cas étaient immunodéprimés. La porte d’entrée était dentaire dans 21 cas (66 %), amygdalienne dans quatre cas (13 %), sous-maxillaire dans deux cas (6 %), parotidienne dans deux cas (6 %), cutanée dans un cas (3 %) et indéterminée dans deux cas (6 %). La cellulite était pseudo phlegmoneuse dans 24 cas (75 %) et gangréneuse dans huit cas (25 %). Six cas (19 %) avaient une extension médiastinale. L’étude bactériologique, réalisée dans 24 cas (75 %), était positive dans 18 cas (75 %) et mettait en évidence 14 cas de germes aérobies. Le traitement médicochirurgical et médical avait permis la guérison dans 30 cas (94 %). Deux cas (6 %) étaient décédés. Conclusion : le traitement des cellulites cervico-faciales doit être précoce et pluridisciplinaire. L’automédication par les anti-inflammatoires des infections buccopharyngées, en l’absence d’une antibiothérapie adaptée, est le principal facteur favorisant.