JLE

Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

MENU

Antipaludiques et grossesse Volume 1, numéro 1, Avril 1991

Auteurs
département des maladies infectieuses, tropicales et de santé publique. INSERUM U. 313, groupe hospitalier Pitiè-Salpêtrière, 47, boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris Cedex 13, France.
  • Page(s) : 39-46
  • Année de parution : 1991

La sévérité potentielle du paludisme chez la femme enceinte nécessite une bonne connaissance de la toxicité des antipaludiques. La quinine et la chloroquine non dénuées de toute toxicité peuvent être utilisées sans problème. Seul le proguanil s’est montré anodin et peut être prescrit sans restriction. La pyriméthamine associée aux sulfamides ou aux sulfones est potentiellement une substance à risque. L’expérience n’a cependant révélé aucun accident grave. Les amino alcools (méfloquine-halofantrine) sont contre-indiqués en l’absence de données suffisantes. Toutefois, l’expérience acquise avec la méfloquine permet déjà d’être rassurant, autorisant sans doute une utilisation curative en zone de chloroquino-résistance, en maintenant la contre-indication en prophylaxie. Il reste de toute façon essentiel de traiter en urgence un accès palustre lors de la grossesse, en tenant compte dans le choix thérapeutique du bénéfice attendu par rapport au risque potentiel encouru avec une prescription médicamenteuse. Des schémas thérapeutiques peuvent être proposés en fonction de l’existence d’une chloroquinorésistance ou non, tant en curatif, qu’en prophylaxie.