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Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement

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Voies de signalisation intracellulaires, apoptose et pathologies neurodégénératives Volume 2, numéro 3, Septembre 2004

Auteur
Laboratoire EPHE de motilité cellulaire, UMR5539, Université des sciences Montpellier II, marcilhac@univ-montp2.fr

La survie neuronale dépend d’une interaction complexe entre plusieurs facteurs et tout dérèglement intervenant sur l’un de ces facteurs peut entraîner la mort de la cellule. Ainsi, le stress oxydatif, la toxicité de certains neurotransmetteurs, des taux inappropriés de calcium intracellulaire, des dysfonctionnements mitochondriaux, ou encore un apport insuffisant en facteurs neurotrophiques peuvent être à l’origine de pertes neuronales massives. Dans l’organisme mature, les cellules meurent majoritairement de deux façons, par apoptose et par nécrose. Dans cette revue, nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux voies de signalisation intracellulaires conduisant à la mort cellulaire par apoptose. En effet, de nombreuses pathologies neurodégénératives, comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson et de Huntington sont caractérisées par une perte progressive d’îlots neuronaux par apoptose qui entraîne de graves perturbations cognitives et comportementales chez l’individu atteint. Bien qu’encore mal connus, les acteurs moléculaires qui interviennent dans les voies de signalisation intracellulaires constituent de nouvelles cibles thérapeutiques intéressantes pour le traitement des pathologies neurodégénératives.