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Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement

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L’atrophie corticale postérieure Volume 7, numéro 3, septembre 2009

Auteurs
UF mémoire et maladie neurodégénérative, Service de neurologie, CHU Avicenne, AP-HP, Bobigny, JE 2497 neuropsychologie et cognition auditive, UFR de psychologie, Université Nord de France, Lille

L’atrophie corticale postérieure (ACP) s’inscrit dans le cadre des atrophies focales progressives. L’ACP, initialement décrite en 1902 par Pick, est une affection rare et peu connue. Elle est caractérisée par un tableau clinique spécifique composé de déficits de la perception visuelle qui peuvent porter soit sur les propriétés visuo-spatiales, soit sur les propriétés d’identité des objets perçus. Ce syndrome clinique se distingue aisément de la maladie d’Alzheimer, mais présente des déficits cognitifs communs avec la démence à corps de Lewy et la dégénérescence cortico-basale ce qui peut entraîner des difficultés de diagnostic différentiel. Cet article propose une synthèse des connaissances actuelles concernant l’ACP, illustrée par un cas clinique.